Le voyage, c’est aussi l’argent. Quelle que soit notre relation à l’argent, quand on part pour un an on est forcément obligé de faire un budget et de tenir des comptes pour savoir où on en est. On a rencontré une grande variété de voyageurs de longue durée gérant leur argent différemment : ceux qui ont un tout petit budget et se limitent beaucoup, ceux qui ont un gros budget et ne se limitent jamais ou presque, ceux qui ont un budget mais ne font pas attention à leurs dépenses et se retrouvent obligés de terminer leur voyage à la moitié du temps initialement prévu, etc. Il n’y a pas de règle ni de standard, chacun a sa façon de voyager et de dépenser. L’argent du voyage, c’est deux étapes : avant de partir, c’est estimer quel va être le budget nécessaire et c’est aussi le réunir, et après, pendant qu’on voyage, c’est le dépenser. Voilà donc comment on s’y est pris et ce qu’on a dépensé. PS : le magnifique billet sur la droite est encore en cours en Nouvelle-Calédonie (1000 francs pacifiques = 8.4€ = 12 USD).
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Au risque de paraître un peu fou (pour avoir fait l’effort de les calculer), j’ai envie qu’on publie ces statistiques. Pendant le voyage, on a tenu, Maru et moi, un carnet de bord dans lequel on notait succinctement ce qu’on faisait chaque jour. Loin d’être un véritable journal enregistrant anecdotes, sensations et réflexions, c’était plutôt le moyen d’assurer qu’on n’oublirait pas ce qu’on avait fait, vu, et les lieux où on était allés. Quelque chose de très simple, avec une entrée par jour. De là nous est venue l’idée de compiler, après coup, quelques statistiques sur nos déplacements. Les voilà donc…
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Voilà une des questions qu’on nous a posé le plus souvent pendant toute cette année : mais comment faites-vous pour voyager avec des sacs si petits ? C’est vrai que ça surprenait régulièrement les voyageurs qu’on croisait ou des locaux avec qui on discutait. Souvent, les gens pensaient qu’ils n’étaient que des sacs d’appoints pour la journée, et que nous avions laissé le reste de nos affaires à l’hôtel. Loin d’être un handicap ou une limitation, la petite taille de nos sacs s’est révélée être une excellente chose tout au long du voyage, pour beaucoup de raisons… » Cliquer ici pour la suite de l’article et les photos…
7 février 2011 : un an, un mois et une semaine après avoir démarré notre voyage au Chili (on aurait pu ajouter un jour mais on n’y a pas pensé ;), nous nous retrouvons, Maru et moi, à Paris, ce qui marque bel et bien la fin de ce fantastique parcours. Nous allons y rester quelques semaines, pour récupérer, reprendre nos esprits, et surtout, penser à l’aventure suivante : que va-t’on faire, et où va-t’on aller ? C’est bien agréable d’avoir un point de chute pour aborder ces questions essentielles tranquillement.
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Le retour à l’Australie sonne cette fois vraiment la fin du voyage, ou plutôt la fin des découvertes. Car le voyage n’est pas complètement terminé : on va passer quelques jours ensemble chez ma soeur à Canberra, puis Maru repartira pour le Mexique pendant que je resterai en Australie, afin qu’on profite chacun de nos familles respectives. Ensuite… on ne sait pas trop, mais on prévoit de se poser à Paris pour récupérer, se centrer et aborder un avenir tout à définir. Dernières balades et photos à Canberra donc, et une excursion du week-end sur la côte pour tester les eaux australiennes !
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On était super excités à l’idée de passer nos derniers jours en Calédonie sur l’Île des Pins, un petit paradis encore plus beau que le reste de l’archipel, à seulement 30 minutes d’avion de Nouméa. Malheureusement, le climat en a décidé autrement : un cyclone/tempête tropicale va s’abattre sur l’île, et couper toute activité pendant trois jours. Un peu déçus de devoir tout annuler, ça nous donnera finalement l’occasion de passer plus de bon moments avec Pierre et Barbara. Mais on reviendra !
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Incontournable lors d’une visite de la Calédonie : le tour de la Grande Terre. C’est l’île principale, 400 km de long pour environ 60 km à l’endroit le plus large. Une chaîne de montagne la parcoure sur toute sa longueur, et la divise tant pour la géographie que pour le climat, en la « côte ouest », avec des paysages de type savane, et la « côte est », à la végétation luxuriante et tropicale. Aujourd’hui on peut en faire quasiment tout le tour sur une route goudronnée. Même si l’île n’est pas très grande, une fois sorti de Nouméa on a très vite l’impression d’être loin de tout. Le long de ce tour, on croise des petits villages de « broussards », des plages superbes et souvent désertes, des terres d’élevage immense sur la côte ouest, et sur le côté est, majoritairement kanak, des tribus installées dans une végétation magnifique, sur le court espace laissé par la chaîne au bord de la mer. En route…
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Premier jour de l’année 2011, ça fait exactement un an qu’on voyage ! À l’époque, nous n’avions aucune idée d’où nous serions douze mois plus tard, alors se retrouver au Nouvel An en Calédonie est un très beau « cadeau » qu’on savoure avec un immense plaisir. La Calédonie, c’est la Grande Terre, île principale et la plus grande, où se trouve la capitale, Nouméa, mais ce sont également les îles qui l’entourent. L’Île des Pins, destination « carte postale » au sud, et les Îles Loyauté, au nord. Les kanaks y forment l’essentiel de la population, les colons ne s’y étant jamais installé. On y trouve donc une autre atmosphère, typique des petites îles du Pacifique, et où la culture kanak prédomine. C’est sur Lifou, la plus grande, qu’on décide d’aller passer quelques jours…
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Nouméa, c’est la capitale de la Nouvelle-Calédonie, ce morceau de territoire français dans le Pacifique Sud. C’est un peu le bout du monde quand on vient de l’Europe (17000 km de la France), et sur place, on découvre une île d’exception, magnifique, et une terre d’histoire, riche mélange de la culture mélanésienne de ses habitants d’origine et de la culture française. Et pour beaucoup, un petit paradis sous les tropiques. Pour moi, c’est aussi le retour sur une des périodes fortes de ma vie, où j’y ai vécu entre 1998 et 2000. Finalement, c’est la dernière vraie étape de notre voyage (sans compter les stops sur le chemin du retour), un peu comme une cerise sur le gâteau. Pas de pincement de cœur, loin de là, on est plutôt excités de finir par une telle destination.
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Après quelques jours à Sydney, on prend la route en famille (avec ma soeur et mes neveux) direction Canberra, en faisant une étape au parc national des Montagnes Bleues. C’est une des destinations touristiques de la région, à une centaine de kilomètres à l’ouest de Sydney. La zone, partie d’une chaîne de montagnes qui longe la côte est australienne sur environ 3 000 kilomètres, est en fait un immense plateau creusé de profondes gorges allant jusqu’à 700 m de profondeur. Des arbres à perte de vue, quelques petits villages sympas et décontractés, et de chouettes balades qui descendent au fond des canyons en longeant des cascades : ça n’est pas la nature désertique qu’on imaginait en Australie, mais enfin, on n’est qu’à 100 km de la côte est, il en reste 4000 pour rejoindre la côte ouest et voir le paysage changer ;) Au fait : ces montagnes ont reçu leur nom en raison de la teinte bleue qu’elles ont en été, du fait de l’abondante brume d’huile dégagée par les eucalyptus.
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On arrive sur l’île-continent d’Australie ! Sans être une destination qui nous fascinait autant que les précédents (Chine, Inde, et bien d’autres), c’est quand même un territoire de légende, lointain, et surtout connu à travers une série de clichés qui ont souvent rapport avec la mort ;) Le désert impitoyable, les pire serpents du monde, leurs copines les araignées, les requins, les casoars meurtriers, les crocodiles, etc. Bon, ça ne sont pas vraiment des clichés en fait, mais on a quand même réussi à survivre à cette première étape dans la plus grande ville du pays : Sydney. Et puis ça fait longtemps qu’on n’avait pas vu des gens qui parlaient si bien anglais ;)
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Le choc : juste après les petits villages traditionnels paumés du Guanxi, on débarque à Hong Kong ! On se doutait qu’on allait prendre une claque « de contraste », mais on avait envie de la connaître, cette fameuse ville avec sa baie célèbre et son profil tout en gratte-ciels. Et ça vaut le coup, ne serait-ce que pour en faire simplement l’expérience. C’est un mélange extraordinaire et unique, de quartiers vieillots et de tours ultramodernes spectaculaires, de jardins agréables et de béton omniprésent, d’échoppes anciennes, populaires et de magasins de produits de luxe innombrables… Ajouté à cela, il y a les gens, tous ces gens : Hong Kong est l’une des zones les plus densément peuplées de la planète. C’est juste… un autre monde, une cité comme il n’y en a sûrement pas deux. On aime ou on n’aime pas j’imagine. Nous on a bien apprécié, et moi, je pourrai dire que j’ai été fasciné.
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Parcourir les rizières en terrasse les plus impressionnantes de Chine, voilà le programme de notre excursion au nord de la région du Guanxi. On se doutait bien qu’en hiver ça n’allait pas être aussi enchanteur que les rizières du pays Toraja, ou que celles de Sapa au Vietnam, néanmoins l’espace et le paysage y sont spectaculaires, et on est tombés sous le charme des petits villages à l’architecture traditionnelle perdus dans les collines, entourés de terrasses à perte de vue. Et surtout, enfin du « vieux » en Chine qui n’a pas été converti en un parc à touristes, quel bonheur ! Bon, on sent que ça arrive, les maisons ancestrales se transforment en gîtes et restaurants, il ne reste plus longtemps avant l’apparition des premiers téléphériques ;) Petit récit de notre parcours dans cette contrée magnifique.
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Le Sichuan possède de nombreux sites qu’on aurait bien aimé découvrir (et pas seulement des randonnées sur des marches d’escalier, cf. le billet précédent !), malheureusement le climat nous a un peu trop refroidi… On décide donc de rejoindre des latitudes plus confortables : direction la région autonome du Guangxi, tout au sud de la Chine. Notre but : aller se balader entre les « dents de dragon », ces formations karstiques célèbres qui se dessinent le long des rivières. Et quelle bonne idée… Il fait chaud, les paysages sont magnifiques, et malgré que ça soit à nouveau une zone ultra touristique, on aura l’occasion de faires de superbes balades à pied ou a vélo au plein milieu de la campagne.
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On se pose la question : « Que faire maintenant qu’on est au Sichuan et qu’on a vu les fameux pandas ? » Ici c’est l’automne, et le froid se fait sérieusement sentir. Le Sichuan est une grande province, avec beaucoup d’options pour le voyageur, dont des parcs nationaux superbes ou le plateau Tibétain et ses villages traditionnels, mais le climat rend certaines régions difficiles d’accès, ou implique d’y investir beaucoup de temps. On va en choisir une autre, plus facile : le Mont Emei. C’est la plus haute des quatre montagnes sacrées bouddhiques de Chine, à 3099 m, et le premier lieu où le bouddhisme s’est installé dans le pays, il y a 2000 ans. C’est une destination ultra populaire en Chine (pour changer), et l’ascension – sur deux jours, avec nuit dans un monastère et dans le froid – va nous réserver une grosse surprise. Sur la route du Mont Emei, on fera un arrêt pour admirer le Buddha géant de Leshan, la plus haute statue ancienne de Buddha (et impressionnante, c’est vrai !).
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Après le départ de Lemuel, on a passé deux jours tranquilles à Kunming, capitale du Yunnan, pour se reposer et réfléchir à la suite du parcours en Chine. Il nous restait pas mal de temps, donc pas mal d’options, l’idée étant quand même de se diriger vers la côte est et Hong Kong, d’où partait notre vol suivant (pour l’Australie). Cela dit, j’ai mentionné à Maru qu’il y avait des pandas à Chengdu, capitale du Sichuan… Résultat : on a pris l’avion le lendemain pour Chengdu, pas du tout dans la direction d’Hong Kong ;)
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Dernière étape de notre virée au Yunnan, une petite excursion de la journée depuis la ville de Kunming où l’on est revenus après la randonnée aux gorges du saut du tigre. Lemuel reprend l’avion le lendemain pour la Californie, alors on s’est dit qu’un dernier petit bain de foule chinoise serait le mieux pour terminer son séjour ;) En quelques photos, cette balade à la « Forêt de pierre ».
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Depuis Lijiang, on prend un bus pour aller faire une marche dans les fameuses les Gorges du Saut du Tigre. Une des belles randonnées du Yunnan, bien que comme le reste, ça se soit pas mal développé. Enfin, la marche n’a pas l’air d’être encore trop populaire en Chine, alors ici on croisera surtout des étrangers, mais encore une fois, basse saison oblige, on ne verra pas trop de gens. C’est joli, bien sûr ça ne vaut pas le tour de l’Annapurna fait quelques semaines auparavant, mais trois jours sur les sentiers sont toujours les bienvenus.
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On continue notre exploration de la province du Yunnan avec un petit village traditionnel charmant, Shaxi, et une ville historique parfaitement conservée, Lijiang. À Shaxi, on s’éloigne des foules, qui doivent aller directement de Dali à Lijiang. C’est minuscule et bucolique, un arrêt bien agréable. À Lijiang en revanche, on retombe dans la Chine méga touristique : c’est magnifique, mais ça a perdu toute authenticité. C’est dommage, mais comme à Dali, on se rend compte que les chinois voyagent en masse pour découvrir leur propre pays. Enfin, c’est peut-être un faible pourcentage de la population qui peut déjà se payer le luxe du tourisme, mais ça correspond tout de suite à des centaines de milliers de personnes. Malgré ça, ce parcours vaut le coup, pour les étapes autant que pour les « petites choses » qu’on découvre tout le long du chemin.
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Après huit jours beaucoup appréciés à Beijing, nous partons en avion pour le Yunnan, retrouver Lemuel et plonger dans la Chine rurale (enfin, c’est ce qu’on pensait). On a bien retrouvé Lemuel, et avec grand plaisir, mais on n’a pas tant que ça pu plonger dans la Chine rurale ;) Le Yunnan, c’est cette province du sud, dont on nous a dit plusieurs fois que s’il ne fallait visiter qu’une partie de la Chine c’était celle-là. Dans cette première étape, nous partons de Kunming, capitale du Yunnan, pour rejoindre Dali, ville historique typique. Une belle expérience, bien que surprenante, au milieu d’un pays dont on ne peut communiquer avec les habitants.
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